En 1920, l’Empire britannique décide de ne pas rapatrier au pays les corps de ses soldats décédés, au
nom de l’égalité devant la mort. Par conséquent, il fallait apaiser les familles quant aux cimetières qui seraient construits et leur assurer l’entretien des tombes qui seraient aussi bien, voire mieux entretenues, que si elles s’en étaient occupées elles-mêmes.
Cent ans plus tard, les stèles dégradées par le temps sont remplacées par de nouvelles. Les identités des soldats, noms et numéros de matricule, sont effacés au burin sur les anciennes stèles afin d’éviter toute récupération.
La mémoire évolue pourtant, le sens des stèles aussi, mais l’entretien de la mémoire exige de copier, de dupliquer la mémoire pour respecter l’engagement pris cent ans plus tôt, et préserver l’image de la Patrie protectrice.

 
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L'entretien de la mémoire, 2017
Empreintes de stèles sur papier vélin, 50x70cm
Impression jet d'encre 90x60cm

 
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